De la salle d’arcade au canapé: les secrets d’un bon jeu vidéo

Pour le deuxième article de la série « CLASSIC », le Poulpe s’intéresse aujourd’hui à un domaine pour le moins moderne, le monde du jeu vidéo. Lorsque l’on parle de quelque chose de classique, on l’associe de manière simple à de l’art ayant eu le temps de s’exprimer sur plusieurs générations, comme la littérature, la mode, l’architecture… Or, c’est en seulement 50 ans que le jeu vidéo a réussi à s’installer dans notre quotidien et est devenu un objet de culture à part entière.

Depuis Pong sur une borne d’arcade en 1972 jusqu’au dernier jeu Call of Duty auquel vous pouvez jouer depuis votre salon, ces mondes virtuels n’ont cessé d’évoluer pour toucher de plus en plus de personnes. Mais comment certains de ses titres ont-ils pu atteindre le rang des classiques acclamés par la critique et surtout par les joueurs qu’ils soient débutants ou invétérés? En menant l’enquête le Poulpe a remarqué que chacun pouvait nommer un classique qui lui est cher, il s’est alors interrogé sur les points communs de tous ces jeux nominés.

Commençons par le commencement. La particularité d’un jeu vidéo par rapport à tout autre support, c’est l’interactivité qu’il y a entre le joueur et la console. C’est cette interactivité qui rend le domaine des jeux vidéo unique et qui a permis le développement d’une multitude de genres : qui n’a jamais rêvé d’être un grand général menant ses troupes à la charge, ou bien un explorateur de sombres donjons en quête de trésors voire même un plombier italien sauvant une princesse en détresse? Les univers sont infinis, et pourtant certains sortent particulièrement du lot.

La recette de ces jeux qui sortent de la masse… Umh… Tout d’abord, il faut qu’ils aient révolutionné leur genre, que ce soit par le gameplay, les graphismes ou leur narration. Regardez Super Mario 64, il reste dans les mémoires car c’est un des premiers à utiliser la technologie 3D pour animer ses personnages. Ou bien Pong, tout le monde le connait sans forcément y avoir joué, simplement parce que c’était le premier de tous. Ce sont des lanceurs de tendances, ils apportent une innovation, lancent un renouveau pour finir par être imités par d’autres jeux et ainsi acquérir le statut de modèle sans jamais perdre leur valeur unique aux yeux du joueur.

oceaninvaders
Ocean Invaders. Illustration: Poulpe Station

Certains de ces piliers de l’industrie vidéo ludique se sont construits grâce au marketing : comment écrire un article sur les classiques dans les jeux vidéo sans évoquer la série Pokémon ? Cette saga fête en 2018 ses 20 ans d’existence, la capture de ses monstres est devenue un sport mondial attirant petits et grands à partir à l’aventure. Cette série est connue de tous et cela parce qu’elle a dépassé son simple cadre de jeu vidéo. En effet, beaucoup sont des grands fans de Pikachu grâce à la série télé et son générique inoubliable, ou bien encore grâce aux aventures manga, voire s’y sont intéressés en essayant de collectionner toutes les cartes avec leurs amis dans les cours de récré. Avec sa diversité, la série Pokémon est devenue un élément de pop culture tout comme peut l’être Star Wars (à l’exception de la dernière trilogie, soyons sérieux un instant…), traversant les générations avec succès pour devenir un classique se réadaptant au fil du temps.

Le support du jeu vidéo apporte une caractéristique que les autres domaines ne peuvent apporter, les patchs et mises à jour qui permettent au jeu de s’améliorer sans cesse. En effet, prenant l’exemple de World of Warcraft, ce jeu massivement multijoueur datant de 2004, il est considéré comme un classique en son genre car il a su imposer les bases des jeux de rôle en ligne. Mais le jeu, en 14 ans, a évolué, y jouer maintenant nous apporte une expérience totalement différente qu’à ses débuts et cela grâce aux différentes extensions et aux améliorations continues qu’il a connu. Ainsi, il y a une constante remise en cause d’un jeu vidéo, permettant aux développeurs de le perfectionner grâce à internet pour répondre aux envies et besoins des joueurs et pousser encore plus loin l’interactivité. « Classique » dans ce domaine ne se limite pas à ce qui est old school, mais touche aussi à l’adaptation. Beaucoup de recettes ayant du succès sont le résultat d’améliorations de jeu au fil du temps, notamment la franchise Assassin’s Creed, Mario, et puis Candy Crush qui n’est autre qu’un Bejeweled revisité.

Ainsi, la recette miracle d’un classique est la même que pour les autres arts, une œuvre qui révolutionne les bases de son genre tout en arrivant à toucher un public large pour rentrer dans la pop culture en s’extirpant du cercle des connaisseurs. Ces classiques perdurent dans le temps et à travers les plateformes en se réinventant au fil des générations de joueurs.

Et vous, à quoi vous fait penser le terme « classique » appliqué au monde des jeux vidéo ?

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