Terremer dans le Nouveau Monde – Thick shakes and smoking forests

This is the last of a two-part series on the Poulpe’s travels across Canada. Read the first part here and let us know what you think! Ceci est la dernière partie de notre série sur le voyage du Poulpe au Canada. Vous pouvez lire la première partie ici. Bonne lecture!

Dans la série des villes canadiennes, il faut parler de Winnipeg, la capitale du Manitoba qui se trouve au centre du pays, sorte de frontière entre l’est et l’ouest mais aussi l’un des points de départ pour le grand nord polaire. Cette ville, l’équipe du Poulpe a pu la découvrir sous la canicule, nous rasions alors les murs en quête de fraîcheur tout en profitant de l’ambiance chaleureuse qu’offre Winnipeg. La chaleur sur place était accompagnée des feux de forêt qui faisaient rage à l’ouest, ces deux évènements mélangés dessinaient un tableau de maître devant nos yeux. Celui-ci dévoilait un ciel rouge, incandescent en pleine journée, admirable pendant des heures avec comme point central le Soleil, brillant d’une couleur vive et écarlate provoquée par la réflexion des incendies proches.

C’est dans cette atmosphère à la limite entre un rêve et une vision apocalyptique que Winnipeg nous a offert notre premier aperçu de la culture des peuples natifs que nous appelons par raccourci les « Indiens ». La galerie d’art de Winnipeg est spécialisée dans la promotion de la culture des premiers peuples et leurs rend hommage à travers son exposition permanente. Cet art était une découverte pour l’équipe du Poulpe, que ce soit pour ses formes souples et esthétiques ou par le symbolisme retraçant des générations de mythes et traditions. On ressent une réelle proximité entre cet art et la nature, elle en est même sa principale source, cela se ressent à travers les matériaux : griffes d’ours, os de baleines, bois, roches etc… mais aussi dans les mythes représentant les scènes de la vie quotidienne et religieuse. Cette mise en avant de l’art natif permet également de montrer le besoin de reconnaissance de ses peuples au niveau artistique, social ou encore culturel. Durant notre expédition de 35 jours, nous n’avons pu voir que deux fois l’art natif, à Winnipeg dans ce musée et sur l’île de Victoria sous la forme de totems parcourant la ville. C’est une situation paradoxale qui nous a été expliquée par les Canadiens, car ces premiers peuples sont les plus fragiles et les plus démunis socialement, résidant dans des réserves ressemblant pour certaines à des ghettos. Ce musée a finalement eu le mérite de nous faire entrevoir le début de ce sujet épineux que nous ne prétendons pas connaître et surtout de nous faire découvrir une culture qui nous était totalement inconnue.

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A hike up to Lake Louise. Photo by the Poulpe

Pour en revenir à Winnipeg, il s’agit du Canada à taille humaine en dehors de toutes grandeurs ultra-modernes très agréable à vivre, faisant la frontière avec les parcs naturels que le Poulpe est parti explorer. Malgré ce beau tableau, nous nous permettons d’indiquer à tous ceux qui souhaitent se ruer vers Winnipeg, qu’au plein cœur de l’hiver le thermomètre se permet de descendre à un joli -30 degrés, ce qui doit quelque peu changer la vision que l’on peut avoir de cette charmante ville.

Hikes are fun, I discovered, and hikes count as sport. They work your abs and your back, your thighs of course, and your shoulders if you just so happen to be carrying a backpack. They also mess your feet up, but that’s something I’d be too proud to mention after having held an entire plaidoyer for light and bouncy running shoes on the mountain. Chipmunking along and using the grizzlies as a great excuse to sing far more than would be tolerated in society, I found that around the thirty kilometre mark we hit almost every day, fresh air was becoming a serious issue. I’d learnt to recognise the different species of squirrels, bushy one and bushy two, I was prepared to whisper the word “moose” if a large set of nostrils appeared behind a pine tree, and I’d met the Athabasca.

The Athabasca river circles around Jasper, Alberta, where your identity is either that of a wine-sipping flip-flop tourist, a honey-man at the local market for non-locals, or a bearded student hugging a gallon of plant milk next to a bright tent, carefully eyeing the neighbours’ fire. Zoom out, and the Athabasca flows more easily than you could into Hudson Bay, or into the Pacific on the other side of the continental divide, reaching thousands of humans and their fields on the way. But at this stage, the little chunk of carrot that slips out of the bagel sandwich eaten by the riverside floats in powdery white water. The river owes this flour-like substance to the rocks it scrapes by when in the form of the hard grey glacier on the Columbia icefield. Around the icefield, the air is chilled and kept fresher than the inside of most cars driving past. After a night by an RV from Quebec, two pancakes weren’t quite enough to shake off the glacier’s coolness, and hiking was even more fun on a warmingly steep trail. Who knows whether I found myself on that hike up to the mossy ridge, though we were welcomed up there by nine pairs of mountain sheep eyes and three grey-and-white mountain sheep rears.

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The Consolation Lakes next to Lake Moraine. Photo by the Poulpe

Pour finir ce petit tour des quelques villes canadiennes que le Poulpe a visitées, il faut se tourner vers le Pacifique et les montagnes de Vancouver. Cet endroit est résolument tourné vers la fête, surtout dans les quartiers extérieurs où les bars à thème se suivent et les habitants profitent gaiement des soirées d’été se terminant sur la plage. L’esprit de fête a été importé lors de la prohibition américaine des années 20 puis par les hippies venant de San Francisco. Cela a permis le développement de micro-brasseries ainsi que de dispensaires d’herbe qui fleurissent dans cette ville, le tout dans une ambiance nocturne bon enfant où les gens rient et s’amusent en profitant du climat le plus agréable de tout le Canada.

L’esprit hippie est resté profondément ancré dans la ville avec certains de ses quartiers tagués par différents artistes de manière totalement libre, devenant de véritables œuvres. Ces mêmes quartiers qui côtoient les buildings du centre dont une tour Trump aux dimensions démesurées. Cette liberté, vous la retrouverez aussi le long des plages de sable où se croisent les sportifs profitant du beau temps pour aller courir, les touristes admirant les paysages et les autres habitants qui viennent simplement discuter au bord de l’eau. D’ailleurs, la ville est ouvertement LGBT-friendly, une grosse communauté est présente permettant à chacun de se balader dans Vancouver en se souciant seulement du temps qui passe.

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Vancouver Horseshoe Bay. Photo by the Poulpe

Le Poulpe se doit aussi de dire à tous que Vancouver est la meilleure ville du monde… (Oui, c’est du sérieux !) pour déguster un milkshake ! Eh oui, malgré le côté nord-américain très marqué avec toutes les enseignes de fast-food possibles et imaginables, dans les petites rues de Vancouver se trouvent des cafés faisant des milkshakes maison pour tous les goûts et à tomber. Si vous arrivez encore à vous ennuyer à Vancouver, il ne vous reste qu’à faire une petite traversée vers l’île de Vancouver et espérer apercevoir quelques baleines pendant celle-ci.

We ended our trip twice as hairy as we’d started and with huge smiles under our baggy eyes. Somewhere in the little log book we kept until we no longer possessed a working pen, there’s a long list of the people we met during the five weeks it took us to reach Vancouver. Some of them invited us into their homes, others gave us pancakes on a cold morning or a ride from A to B. We would like to make the typical but heartfelt statement that without these friends, our transcanadian trip wouldn’t have been quite as special.

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